
Bilan de la présidence française (juillet-décembre 2008)
Bilan de la présidence française (juillet-décembre 2008)
Les six mois de la présidence française ont été marqués par une série de crises internationales qui ont testé la capacité de l’Union européenne à apporter des réponses collectives à des problèmes essentiels. L’Union européenne a pu relever ces défis et jouer un rôle déterminant dans le traitement de ces crises en étant unie et déterminée.
Elle a ainsi agi de manière décisive en Géorgie pour permettre une cessation des hostilités et contribuer à la recherche d'une paix équilibrée qui doit encore être consolidée.
Confrontée à une crise financière mondiale sans précédent depuis le krach de 1929, elle a su tirer parti de l’atout formidable que représente l’euro et éviter l’effondrement du système bancaire en mettant sur pied de manière pragmatique un plan de sauvetage qui s'est vite imposé comme la référence au niveau mondial.
Face à la crise économique, elle a réussi à rapidement définir une stratégie pour les 27 Etats membres qui mobilise de manière coordonnée une même « boîte à outils » et utilise tout le potentiel des politiques communes européennes.
des avancées sur de nombreux chantiers
Mais, dans ce contexte très difficile, la présidence a maintenu le cap sur les priorités qu’elle s’était fixées au départ. Elle les a poursuivies méthodiquement en travaillant en partenariat avec la Commission et le Parlement européen. Ainsi, la présidence française a engagé l’Europe à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique sur la base d’un accord historique qui renforce sa crédibilité dans la perspective des futures négociations internationales. Elle a fixé le cadre de référence en matière de politiques migratoires pour les années à venir, notamment à travers le Pacte sur l’immigration et l’asile. Elle a obtenu un accord sur le « bilan de santé » de la politique agricole commune qui constitue un jalon essentiel vers une politique commune qui réponde mieux aux défis de la sécurité sanitaire, de l’équilibre territorial, du développement rural et de la protection de l’environnement. Elle a enfin donné un nouvel élan à la politique européenne de sécurité et de défense fondée sur une analyse commune des nouveaux risques et un renforcement de ses capacités opérationnelles pour y répondre de manière efficace.
Pour une Europe unie et solidaire
Au-delà, ces six mois de présidence ont été marqués par des avancées importantes dans tous les secteurs de l’action de l’Union qu’ils soient international, économique, financier, social ou culturel.
Le travail mené par la présidence française a été poursuivi en 2009 dans le cadre du trio qu’elle constitue avec les présidences tchèque et suédoise. Celles-ci ont notamment à suivre la mise en œuvre de la feuille de route adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement pour une entrée en vigueur du traité de Lisbonne avant la fin de 2009.
Ayant expérimenté avec succès des pratiques politiques et institutionnelles davantage en phase avec les exigences d’un monde nouveau, l’Union européenne est en bonne position pour assumer ses responsabilités globales avec lucidité et ambition en défendant et promouvant les valeurs qui inspirent son projet depuis l’origine. Unie et solidaire, elle permettra ainsi de mieux protéger les intérêts des citoyens européens et de mieux faire entendre la voix de l’Europe dans le monde.
(Source : Secrétariat général des affaires européennes - Premier ministre)




















